Le kalarippayattu serait le plus ancien des arts martiaux asiatiques. Né en Inde au VIème siècle après J.C., il est considéré comme étant à l’origine du Kung Fu, transmis par le moine bouddhiste indien Bodhidharma au temple de Shaolin. Il constitua en tout cas la formation des guerriers des armées royales du Kerala. Interdite sous la colonisation britannique, sa transmission se poursuivit en secret, à l’instar de la capoeira au Brésil, et son enseignement a longtemps eu lieu à l’abri de huttes à moitié souterraines, aux proportions et à l’orientation très définies.
De nos jours, il existe un certain nombre d’écoles dispersées dans le sud de l’Inde, du nom des maîtres des différents styles qui se sont développés. Les maîtres y dispensent leur enseignement à un public d’enfants, de jeunes gens et d’adultes. Les femmes y ont accès comme les hommes, mais rares sont celles qui continuent de pratiquer après leur mariage.
Comme dans les autres arts martiaux, les buts fondamentaux du kalarippayattu sont l’acquisition d’une hygiène de vie et le développement de la confiance en soi, en apprenant à faire face à l’agression et à connaître et à tempérer sa propre agressivité ; les plus violents ne sont pas les plus sûrs d’eux. Le kalarippayattu tend fondamentalement à la non-violence, et cultive l’introspection face aux parts destructrices de son impulsivité. Sa pratique calme, détend, et rassure.
Sur le plan physiologique, il développe et entretient la tonicité musculaire, la souplesse, l’équilibre et les réflexes. Aérien et fluide, c’est un objet d’intérêt pour quelques chorégraphes occidentaux qui l’intègrent à leurs recherches (Wim Vandekeybus, Bartabas,…).
Les maîtres (ou gurukkal) de kalari pratiquent bien entendu le yoga, car l’art martial confère au contrôle du souffle et à la méditation une importance primordiale.
Art de l’esquive et de la surprise, le kalari est fondé sur la connaissance des marma (points vitaux) et un maître sait neutraliser la force de son adversaire, mais aussi soigner les blessures qu’il inflige.
De fait, profondément lié à la médecine ayurvédique, le kalari a développé ses propres techniques de massage (massages kalari-ayurvédiques, ou massages marma), et les maîtres de kalari sont également thérapeutes.
Shyne Tharappel Thankappan a acquis la maîtrise du kalarippayattu auprès de E.P. Vasudeva gurukkal au C.V.N. Kalari de Kaduthuruthi (Kerala). Son kalari est de style vadakkan (école du nord) arappukayan kaluyarthy (usage des techniques martiales, privilégiant les jambes, avec confiance et précision sur le corps de l’adversaire).
Après avoir enseigné le kalarippayattu et le yoga et pratiqué en tant que thérapeute en Inde, Shyne Tharappel Thankappan a été sollicité par Bartabas et a participé à la tournée internationale du spectacle Triptyk de Zingaro. Il enseigne le yoga, et donne des stages réguliers de Kalarippayattu auprès de danseurs en Europe.
Shyne Tharapel Thankapan est diplômé de :
- Diplôme supérieur (maîtrise) en
KALARIPPAYATTU (art martial du Kerala)
- Diplôme de
YOGA, techniques de soins holistiques et régulation des tensions
- Pratique de la
PHYTOTHÉRAPIE AYURVÉDIQUE, méthode Panchakarma (usage de cinq plantes et huiles de base, adaptés aux besoins spécifiques de chaque patient)
- Pratique du
KALARI UZHICHIL, massages thérapeutiques approfondis externes et internes
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